Le méridien gros intestin avec labyrinthe-kinésiologie.fr Guy-Arnaud Pénet kinésiologue

Buvez-Eliminez : Le méridien Gros Intestin

Le méridien gros intestin avec labyrinthe-kinésiologie.fr Guy-Arnaud Pénet kinésiologue
Le méridien gros intestin

Tiré de la chronique RE2M ; Le méridien Gros intestion en kinésiologie

Le méridien Gros Intestin selon la médecine traditionnelle chinoise

En médecine traditionnelle chinoise, le méridien Gros Intestin appartient à l’élément Métal et forme un couple indissociable avec le méridien du Poumon. Cette association est essentielle : le Poumon reçoit le Qi (l’énergie) provenant de l’air, tandis que le Gros Intestin élimine ce qui ne sert plus.

Son trajet commence à l’extrémité de l’index, remonte le long du bras, traverse l’épaule puis rejoint le visage pour se terminer près de l’aile du nez.

Pour la MTC, ce trajet n’est pas seulement anatomique. Il représente un véritable circuit énergétique dont la mission est de favoriser une bonne circulation du Qi et de maintenir l’équilibre de l’organisme.

Lorsque ce méridien fonctionne harmonieusement, la personne est capable :

  • d’éliminer correctement les déchets digestifs ;
  • de maintenir une peau saine ;
  • de conserver une bonne énergie défensive ;
  • mais aussi d’accepter les changements et de laisser partir ce qui appartient au passé.

À l’inverse, lorsqu’il est perturbé, la tradition chinoise décrit l’apparition possible de constipation, de diarrhée, de douleurs le long du trajet du méridien, de problèmes cutanés, mais également une tendance à ressasser, à avoir du mal à tourner une page ou à conserver des émotions anciennes.

Il est important de préciser que ces associations énergétiques appartiennent au modèle théorique de la médecine traditionnelle chinoise et ne correspondent pas directement aux mécanismes anatomiques décrits par la médecine moderne.

Ce que dit la médecine conventionnelle

La médecine moderne ne parle évidemment pas de Qi ni de méridiens. En revanche, elle reconnaît aujourd’hui que le gros intestin exerce des fonctions beaucoup plus nombreuses qu’on ne le pensait il y a quelques décennies.

Son premier rôle est bien sûr d’absorber une partie de l’eau et des électrolytes contenus dans les aliments afin de former les selles.

Mais il constitue également un véritable écosystème grâce aux milliards de bactéries qui composent le microbiote intestinal.

Ces micro-organismes participent notamment :

  • à la digestion des fibres alimentaires ;
  • à la production d’acides gras à chaîne courte bénéfiques pour les cellules intestinales ;
  • au fonctionnement du système immunitaire ;
  • à la synthèse de certaines vitamines ;
  • et au maintien de l’intégrité de la barrière intestinale.

Ces découvertes rejoignent indirectement la vision holistique de la médecine traditionnelle chinoise : un intestin en bonne santé influence bien davantage que la seule digestion.

Deux visions différentes… mais parfois complémentaires

La différence essentielle entre les deux approches est leur manière d’expliquer les phénomènes.

La médecine conventionnelle cherche les mécanismes biologiques : bactéries, hormones, neurotransmetteurs, inflammation, système nerveux autonome…

La médecine traditionnelle chinoise décrit quant à elle des déséquilibres énergétiques, des excès, des vides ou des stagnations de Qi.

Le langage est différent, mais certaines observations cliniques convergent.

Par exemple, tout le monde a déjà constaté qu’un épisode de stress important peut provoquer une constipation, une diarrhée ou des douleurs abdominales.

La médecine moderne l’explique par l’action du système nerveux autonome, du cortisol et des échanges entre le cerveau et le microbiote.

La médecine traditionnelle chinoise parlera plutôt d’une perturbation du méridien Gros Intestin ou de son couple énergétique avec le Poumon.

Les explications diffèrent, mais le constat est souvent le même : le fonctionnement digestif est profondément influencé par notre état émotionnel.

Le méridien Gros Intestin, le Poumon et l’élément Métal : un duo inséparable

En médecine traditionnelle chinoise, le méridien Gros Intestin ne fonctionne jamais seul. Il forme un couple énergétique avec le méridien du Poumon.

Pourquoi cette association ?

Parce que le Poumon fait entrer ce qui est indispensable à la vie : l’air et le Qi.

Le méridien Gros Intestin, lui, permet d’éliminer ce qui n’est plus utile.

Autrement dit, l’un reçoit, l’autre libère.

Cette idée est finalement très proche d’un principe fondamental de la physiologie moderne : pour maintenir l’équilibre interne de l’organisme, il faut constamment absorber, transformer… puis éliminer.

Nous inspirons de l’oxygène et rejetons du dioxyde de carbone.

Nous absorbons les nutriments et éliminons les déchets digestifs.

Nos cellules fabriquent de nouvelles protéines tout en recyclant celles devenues inutiles.

La vie est un équilibre permanent entre ce qui entre et ce qui sort.

La médecine traditionnelle chinoise traduit cette dynamique sous une forme énergétique à travers le couple Poumon – méridien Gros Intestin.

Le rôle de l’élément Métal

Dans la théorie des cinq éléments, le Poumon et le méridien Gros Intestin appartiennent à l’élément Métal.

Le Métal évoque :

  • la structure ;
  • la précision ;
  • la capacité à faire le tri ;
  • mais surtout la purification.

Il est associé à l’automne, cette saison où la nature abandonne progressivement ses feuilles afin de préparer un nouveau cycle.

Cette image est particulièrement parlante.

L’arbre ne perd pas ses feuilles parce qu’il est malade.

Il les laisse partir pour mieux renaître quelques mois plus tard.

La médecine traditionnelle chinoise considère que nous devrions fonctionner de la même manière : conserver ce qui nous nourrit et laisser partir ce qui nous encombre.

Une étonnante convergence avec la médecine moderne

Évidemment, la médecine conventionnelle ne parle pas d’énergie Métal.

En revanche, elle montre que notre organisme dispose en permanence de systèmes extrêmement sophistiqués de recyclage et d’élimination.

Le foie transforme de nombreuses substances.

Les reins filtrent le sang.

Les poumons éliminent le dioxyde de carbone.

Le gros intestin concentre les selles avant leur évacuation.

Nos cellules recyclent même leurs propres constituants grâce à un mécanisme appelé autophagie, véritable système de nettoyage cellulaire.

Autrement dit, l’élimination est indispensable à la santé.

Sous des langages différents, les deux approches reconnaissent finalement qu’un organisme incapable d’éliminer correctement finit par perdre son équilibre.

Le méridien Gros Intestin et les émotions

C’est probablement l’aspect qui surprend le plus.

En médecine traditionnelle chinoise, chaque organe est associé à une fonction émotionnelle.

Le méridien Gros Intestin est souvent relié à notre capacité à laisser partir.

Certaines personnes semblent capables de tourner rapidement une page.

D’autres ressassent une situation pendant des semaines, parfois des années.

La MTC considère que cette difficulté peut s’accompagner d’un déséquilibre énergétique du méridien.

Bien entendu, cela ne signifie pas qu’une constipation est toujours provoquée par une émotion ou qu’une diarrhée traduit forcément un conflit intérieur.

La réalité est beaucoup plus complexe.

En revanche, il est aujourd’hui bien établi que le stress chronique influence directement le fonctionnement digestif.

L’axe intestin-cerveau : quand la science rejoint l’observation clinique

Depuis une quinzaine d’années, la recherche s’intéresse énormément à ce que l’on appelle l’axe intestin-cerveau.

Ce réseau de communication relie le cerveau, le système nerveux entérique (souvent surnommé le « deuxième cerveau »), le système immunitaire, les hormones et le microbiote intestinal.

Autrement dit, notre cerveau influence notre intestin…

…mais notre intestin influence également notre cerveau.

https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC5040025

Le stress peut modifier le transit.

Inversement, une perturbation du microbiote peut influencer certaines fonctions digestives, immunitaires et même le ressenti émotionnel. Les mécanismes exacts continuent d’être étudiés, mais cette communication bidirectionnelle est aujourd’hui largement reconnue.

Cette découverte donne un éclairage intéressant sur certaines observations réalisées depuis des siècles par la médecine traditionnelle chinoise.

Les explications restent différentes.

La MTC parle de circulation du Qi.

La médecine moderne décrit des neurotransmetteurs, des cytokines, le nerf vague, le système nerveux autonome et le microbiote.

Mais toutes deux reconnaissent qu’il existe un dialogue permanent entre notre état émotionnel et notre système digestif.

Pourquoi le stress perturbe-t-il souvent le transit ?

Beaucoup de personnes ont déjà vécu cette situation.

Avant un examen…

Un entretien d’embauche…

Ou une mauvaise nouvelle…

Le ventre se serre.

Le transit s’accélère.

Ou au contraire se bloque complètement.

La médecine conventionnelle explique ce phénomène par l’activation du système nerveux sympathique, la sécrétion de cortisol et les modifications de la motricité intestinale.

La médecine traditionnelle chinoise parlera plutôt d’une stagnation du Qi perturbant notamment le méridien Gros Intestin.

Deux langages différents…

Mais une même observation clinique.

C’est précisément cette complémentarité qui rend les deux approches particulièrement intéressantes lorsqu’elles sont utilisées chacune dans leur domaine de compétence.

https://www.inserm.fr/dossier/microbiote-intestinal-flore-intestinale

Comment prendre soin du méridien Gros Intestin au quotidien ?

Que l’on adhère ou non aux principes de la médecine traditionnelle chinoise, une chose est certaine : notre mode de vie influence directement le fonctionnement digestif.

Certaines habitudes, validées par la médecine conventionnelle, rejoignent d’ailleurs les recommandations proposées depuis longtemps par la MTC.

L’objectif n’est donc pas d’opposer les deux approches, mais de profiter de leurs points de convergence.

Stimuler le méridien Gros Intestin

En médecine traditionnelle chinoise, plusieurs points d’acupression sont traditionnellement utilisés pour soutenir le méridien Gros Intestin.

Il ne s’agit pas de remplacer un traitement médical, mais d’un geste simple pouvant s’intégrer dans une routine de bien-être.

Le point GI4 (Hegu)

Le GI4, appelé Hegu, est probablement le point le plus connu du méridien.

Il se situe sur le dos de la main, dans le creux formé entre le pouce et l’index lorsque vous rapprochez légèrement ces deux doigts.

4GI avec labyrinthe-kinésiologie Guy-Arnaud Pénet kinésiologie
4Gros Intestin

Une pression douce, circulaire, pendant une à deux minutes de chaque côté est traditionnellement utilisée pour favoriser la circulation de l’énergie du méridien.

En MTC, ce point est également associé à la circulation générale du Qi.

Par précaution, ce point est traditionnellement déconseillé pendant la grossesse, car il est réputé pouvoir stimuler les contractions utérines.

Le point GI11 (Quchi)

Le GI11, ou Quchi, est situé à l’extrémité externe du pli du coude lorsque celui-ci est légèrement fléchi.

11GI avec labyrinthe-kinésiologie Guy-Arnaud Pénet kinésiologie
11Gros Intestin

La tradition chinoise considère qu’il aide à « évacuer la chaleur » et à soutenir les mécanismes naturels de régulation de l’organisme.

C’est également un point fréquemment utilisé dans les protocoles d’acupuncture.

Même si les mécanismes restent encore discutés, plusieurs études suggèrent que l’acupuncture pourrait avoir un intérêt dans certaines douleurs chroniques ou certains troubles fonctionnels digestifs, tout en rappelant que les niveaux de preuve varient selon les indications et que les résultats doivent être interprétés avec prudence. Les recherches se poursuivent pour mieux comprendre ces effets.

frontiersin.org

Nourrir son microbiote… c’est aussi prendre soin du méridien Gros Intestin

S’il existe un domaine où médecine moderne et médecine traditionnelle chinoise se rejoignent facilement, c’est bien celui de l’alimentation.

Aujourd’hui, nous savons que notre microbiote intestinal joue un rôle majeur dans :

  • la digestion des fibres ;
  • la production d’acides gras à chaîne courte ;
  • le fonctionnement du système immunitaire ;
  • la protection de la muqueuse intestinale.

Pour nourrir ce microbiote, les recommandations sont simples :

  • privilégier les légumes variés ;
  • consommer régulièrement des légumineuses si elles sont bien tolérées ;
  • choisir des céréales complètes lorsque cela est possible ;
  • varier les fruits ;
  • limiter les produits ultra-transformés ;
  • boire suffisamment d’eau.

Ces conseils rejoignent finalement la logique de la médecine traditionnelle chinoise, qui recommande une alimentation la plus naturelle possible afin de soutenir les fonctions digestives.

https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC8634751

Bouger pour stimuler le transit

Le mouvement est l’un des meilleurs alliés du gros intestin.

Il n’est pas nécessaire de courir un marathon.

Une simple marche quotidienne de trente minutes suffit déjà à favoriser le transit intestinal chez de nombreuses personnes.

L’activité physique agit également sur :

  • le stress ;
  • la qualité du sommeil ;
  • le système nerveux autonome ;
  • la sensibilité à l’insuline ;
  • l’inflammation de bas grade.

Autrement dit, elle agit bien au-delà de la seule digestion.

En médecine traditionnelle chinoise, cette circulation du corps est également considérée comme indispensable pour éviter les stagnations énergétiques.

Encore une fois, les explications diffèrent…

…mais la conclusion est très proche.

Respirer pour mieux digérer

On oublie souvent que la respiration influence directement notre digestion.

Une respiration courte et rapide est généralement associée à une activation du système nerveux sympathique, celui qui prépare le corps à l’action.

À l’inverse, une respiration abdominale lente stimule davantage le système parasympathique, parfois appelé le système du « repos et de la digestion ».

C’est pourquoi prendre quelques minutes avant un repas pour ralentir sa respiration peut favoriser une meilleure disponibilité de l’organisme pour la digestion.

En médecine traditionnelle chinoise, cette pratique soutient également le Poumon, partenaire énergétique du méridien Gros Intestin.

Ce lien entre respiration et digestion explique d’ailleurs pourquoi les exercices respiratoires occupent une place importante aussi bien dans certaines approches modernes de gestion du stress que dans les pratiques énergétiques asiatiques.

Si ce sujet vous intéresse, vous pouvez également consulter mon article consacré à la respiration et au système nerveux, dans lequel j’explique comment quelques minutes de respiration diaphragmatique peuvent influencer notre état physiologique.

Et la kinésiologie dans tout cela ?

En kinésiologie, nous ne cherchons pas à traiter une maladie.

Notre objectif est d’accompagner la personne vers un meilleur équilibre global.

Le travail peut notamment porter sur :

  • les réactions au stress ;
  • certaines tensions émotionnelles ;
  • les habitudes de vie ;
  • l’équilibre énergétique selon les principes de la médecine traditionnelle chinoise.

Le test musculaire permet d’orienter la séance afin d’identifier les priorités du moment.

Selon les besoins de la personne, différentes techniques peuvent ensuite être proposées : équilibrage énergétique, travail sur les émotions, exercices corporels, points neurolymphatiques, points neurovasculaires, techniques de relaxation ou encore stimulation de certains méridiens.

Chaque accompagnement est individualisé.

Il ne remplace jamais un suivi médical lorsque celui-ci est nécessaire, mais peut constituer une approche complémentaire pour aider la personne à retrouver davantage d’équilibre dans son quotidien.

A lire également :

À quoi sert le méridien Gros Intestin en médecine traditionnelle chinoise ?

n médecine traditionnelle chinoise, le méridien Gros Intestin participe à l’élimination des déchets physiques, mais aussi à la circulation harmonieuse du Qi. Il est également associé à la capacité de lâcher prise et à la gestion de certains déséquilibres émotionnels.

Où se trouvent les points GI4 et GI11 ?

Le point GI4 est situé sur le dos de la main, entre le pouce et l’index.
Le point GI11 se trouve à l’extrémité externe du pli du coude lorsque le bras est légèrement fléchi.
Ces points sont traditionnellement utilisés en acupression et en acupuncture.

Existe-t-il un lien entre les émotions et le gros intestin ?

Oui, la médecine moderne reconnaît l’existence de l’axe intestin-cerveau, qui relie le système digestif au système nerveux par l’intermédiaire du microbiote, des hormones et du nerf vague. La médecine traditionnelle chinoise décrit ce lien sous un angle énergétique en associant le méridien Gros Intestin à la capacité de laisser partir certaines émotions.

Comment entretenir naturellement le méridien Gros Intestin ?

Une alimentation riche en fibres, une bonne hydratation, une activité physique régulière, la gestion du stress, la respiration diaphragmatique et la stimulation des points GI4 et GI11 sont des approches traditionnellement proposées pour soutenir le méridien Gros Intestin.

Quand faut-il consulter un médecin ?

En cas de douleurs importantes, de sang dans les selles, de diarrhées ou de constipations persistantes, d’amaigrissement inexpliqué ou de toute modification durable du transit, il est indispensable de consulter un professionnel de santé.

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