Déprogrammation cellulaire en kinésiologie avec labyrinthe-kinésiologie .fr et Guy-Arnaud Pénet

Déprogrammation cellulaire en kinésiologie : que nous apprennent les neurosciences ?

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Déprogrammation cellulaire en kinésiologie : une lecture neurobiologique

La déprogrammation cellulaire en kinésiologie repose sur l’idée que certaines expériences émotionnelles s’impriment durablement dans l’organisme. Si le terme appartient au champ de la kinésiologie, les mécanismes biologiques qui sous-tendent cette notion sont largement décrits en neurosciences.

Les recherches montrent que les expériences émotionnelles activent des circuits spécifiques impliquant l’amygdale, l’hippocampe et le cortex préfrontal. Lorsque le stress est intense ou répété, ces circuits peuvent se renforcer et devenir automatiques.

Dans son article fondateur Emotion circuits in the brain, Joseph LeDoux (2000) décrit comment l’amygdale peut déclencher une réponse émotionnelle rapide avant même l’intervention du cortex rationnel. Cela signifie qu’une situation actuelle peut réactiver une ancienne mémoire émotionnelle sans analyse consciente.

Dans cette perspective, la déprogrammation cellulaire en kinésiologie peut être comprise comme une tentative de modifier ces réponses devenues automatiques.

Le stress chronique : de l’émotion au corps

Le stress ponctuel est adaptatif. Il mobilise l’organisme pour faire face à une situation. Mais lorsque cette activation devient chronique, elle peut entraîner des modifications biologiques durables.

Bruce McEwen a largement décrit ce phénomène à travers le concept de charge allostatique (Protective and damaging effects of stress mediators, 1998). Il montre que les médiateurs du stress, notamment le cortisol, ont des effets protecteurs à court terme mais délétères lorsqu’ils restent activés trop longtemps.

Une activation prolongée peut favoriser :

  • Tensions musculaires persistantes
  • Perturbations digestives
  • Troubles du sommeil
  • Fatigue chronique

Dans cette logique, l’empreinte corporelle décrite en kinésiologie peut être mise en parallèle avec ces mécanismes neuroendocriniens bien documentés.

Cortex préfrontal et perte de régulation

Lorsque le stress devient intense, il ne se contente pas d’activer l’amygdale. Il modifie également le fonctionnement du cortex préfrontal.

Les travaux d’Arnsten (2009) montrent que les voies de signalisation du stress peuvent altérer temporairement la structure et la fonction du cortex préfrontal, région impliquée dans la régulation émotionnelle et la prise de décision.

Autrement dit, plus le stress est élevé, plus la capacité de régulation rationnelle diminue, laissant place à des réponses automatiques.

La déprogrammation cellulaire en kinésiologie peut alors être envisagée comme un processus visant à restaurer cette régulation en diminuant la charge émotionnelle associée à une expérience passée.

Système nerveux autonome et régulation émotionnelle

La relation entre cerveau et corps est bidirectionnelle. Les émotions influencent le cœur, la respiration et la posture, mais ces paramètres physiologiques influencent également l’état émotionnel.

Le modèle de neurovisceral integration proposé par Thayer et Lane (2000) montre que la variabilité cardiaque reflète la capacité du cerveau à réguler les émotions. Une bonne flexibilité autonome est associée à une meilleure adaptation au stress.

Dans ce cadre, l’objectif d’une démarche comme la déprogrammation cellulaire en kinésiologie peut être compris comme la restauration d’une flexibilité neurovégétative : passer d’un mode d’alerte rigide à une réponse adaptative plus souple.

L’inscription corporelle du traumatisme

Les recherches sur le traumatisme vont dans le même sens. Bessel van der Kolk, dans The body keeps the score (1994), montre que les expériences émotionnelles intenses peuvent modifier durablement les circuits neuronaux et la physiologie corporelle.

Le traumatisme ne se limite pas à un souvenir narratif : il peut s’exprimer par des tensions musculaires, des troubles respiratoires ou des réactions viscérales répétées.

Ainsi, l’idée d’une empreinte corporelle n’est pas étrangère aux neurosciences contemporaines. Ce qui diffère, c’est la méthode utilisée pour intervenir sur cette empreinte.

Exemple : prise de parole et mémoire émotionnelle

Imaginons une personne ayant vécu une humiliation publique dans sa jeunesse. À l’âge adulte, chaque prise de parole déclenche :

  • Accélération cardiaque
  • Gorge serrée
  • Tension abdominale
  • Posture fermée

Objectivement, la situation n’est plus dangereuse. Pourtant, le circuit amygdalien décrit par LeDoux peut se réactiver automatiquement.

Le stress active alors les médiateurs décrits par McEwen, tandis que le cortex préfrontal, selon Arnsten, voit sa capacité régulatrice diminuée.

Dans cette configuration, la déprogrammation cellulaire en kinésiologie peut être comprise comme un accompagnement visant à modifier l’association émotionnelle initiale et à restaurer une réponse physiologique plus adaptée.

Ce que dit la science… et ce qu’elle ne dit pas

Les recherches actuelles valident :

  • La mémoire émotionnelle implicite
  • L’impact biologique du stress chronique
  • La plasticité des circuits neuronaux
  • Le lien entre régulation autonome et adaptation émotionnelle

En revanche :

Il n’existe pas à ce jour d’essais cliniques robustes validant spécifiquement la déprogrammation cellulaire en kinésiologie comme protocole standardisé.

Ce que l’on peut affirmer avec rigueur, c’est que les bases neurobiologiques sur lesquelles repose cette approche sont cohérentes avec les connaissances actuelles sur le stress et la plasticité cérébrale

Conclusion

La déprogrammation cellulaire en kinésiologie peut être interprétée à la lumière des neurosciences comme un travail de régulation des automatismes émotionnels et neurovégétatifs.

Le cerveau apprend par répétition.
Il peut aussi désapprendre.

Lorsque la réponse au stress retrouve sa flexibilité, le corps sort progressivement du mode de survie.

Et c’est souvent là que les symptômes diminuent.

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